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La dernière frontière.

 

La frontière dont il s’agit ici, ne se situe plus entre ce qui est communément appelé le monde physique, perceptible et ce qui serait d’un domaine manifesté, invisible.

Ici, tout ce qui peut être vu, perçu, ressenti, imaginé, pensé, conceptualisé, rêvé, relève d’un même monde de manifestation. C’est-à-dire,tout ce qui apparaît dans le déploiement de l’espace et du temps au sein de la conscience.

Par ce déplacement de frontière, je m’invite à  regarder ce qui est, d’un autre point de vue de moi-même.

Une frontière qui ne va donc déjà plus être posée entre ce qui est physiquement manifesté et ce qui ne l’est pas, mais entre ce qui est, (et qui pourrait ne plus être), et ce qui est antérieur à être ou ne pas être.

 

Une frontière qui de ce fait n’a plus sa place entre ‘moi’ et le monde. Puisque ici je pose dans ce même territoire d’espace et de temps tout ce qui peut-être perçu, que cela soit considéré habituellement comme intérieur (moi, personnel) ou extérieur (le monde, les autres). C’est donc toutes les perceptions sensorielles qui vont s’y retrouver, avec aussi tout le panel des états émotionnels qu’il est possible d’expérimenter, sans oublier tout ce qui est le produit du mental, du plus simple des mots aux concepts les plus élaborés. Toutes croyances, toutes philosophies, toutes cosmogonies s’y retrouvent donc aussi. Alors tout ce qui est s’y trouve? Oui ! Et cela quelque soit l’état de conscience (fréquence) du moment ; qu’il soit de veille ou de sommeil, de rêve ou autre. Tout ce qui est du domaine du temps et de l’espace est à considérer de la sorte. C’est à dire tout ce qui a un début et une fin. Tout ce qui apparaît et disparaît, que la durer de ce cycle soit celui d’une éphémère ou d’un univers. Quand se dit ‘je dis que je vais faire ceci ou cela’, c’est encore un objet qui peut être perçu, quand se dit ‘ Je suis’, c’est encore un objet perçu.

 

Alors qu’est-ce qui se trouve de l’autre côté de la frontière puisque, même si la frontière a été considérablement déplacée, elle est toujours là ? De l’autre côté de cette frontière, je devrais donc trouver ce qui ne relève pas du temps et de l’espace. Ce qui n’apparaît et ne disparaît pas, ce qui n’a ni début ni fin. Ce qui n’est pas né et donc ne meurt pas.

Qu’est-ce ou qui mettre dans cette contrée?

Si je peux le nommer, c’est que c’est un objet. Ou bien encore que j’ai fait de ce qui n’est pas un objet, un objet conceptuel avec des mots, des pensées, il doit donc être reconduit à la frontière de l’espace et du temps.

Ici, Je suis le seul témoin fiable pour voir ce qui est Ici où je me trouve. Ici d’où j’émerge. Ici où il y a …

tellement rien que l’oubli en est facile. mais Rien s’oublie-t-il?

Tellement rien qu’il ne s’y passe rien.

Oui, de ce côté là de la frontière, il n’y a rien du point de vue d’un référentiel spatio-temporel. Mais qui le sait, qui en fait le constat? Qui en témoigne? Ce ne peut être moi en tant que quelqu’un puisqu’il n’y a rien. Ce rien est pourtant. Il est même dans son absence, bien plus présent que tout ce qui est considéré être.

Cette frontière n’est pas un lieu physique. Elle symbolise, en Ici, l’état de conscience naturelle, juste posée en elle-même. Ici où il y a conscience uniquement conscience. Pas conscience de quelque chose, mais juste conscience. Une conscience qui ne se tourne plus sur un objet, sur quelque chose, mais une conscience simplement consciente d’elle-même. Une conscience qui s‘éclaire de sa propre lumière. Plus cette conscience s’éclaire plus elle devient claire et lumineuse; plus elle devient claire et lumineuse, plus elle s’éclaire. Dans cette intensité croissante, la différenciation des formes se fond, comme chauffées à blanc, jusqu’à la fusion atomique. Ce qui semblait si solide, si séparé, devient uni, d’un même mouvement, d’une même danse, d’une même énergie. Cet incroyable phénomène se produit  au sein de cette seule et unique conscience, ma conscience, votre conscience, sa conscience, qui n’existe plus que sous la forme de la conscience, une matrice d’énergie en fusion.

Où suis-je ?

Se présente-elle devant ‘moi’ ?

Suis-je en son cœur ?

Ou bien est-ce elle qui prend place en  Ici, absence pour tout être ?

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