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Mon nom s’écrit partout.

C’est le nom de famille de la manifestation. Un nom que chaque être porte, qu’il puisse le prononcer ou pas. Un nom qui se dit dans le souffle du vent, qui se pousse dans les plantes, qui se gronde dans les tremblements de terre, qui se pleure dans les drames, qui s’émerveille de lui-même devant la Beauté , qui se tait en son Indicible.
En mot ce nom est ‘Je suis’. C’est le nom de l’expérience d’être. Non pas être quelque chose ou quelqu’un, mais juste être.
L’expérience de la conscience consciente d’être.

Tout comme l’enfant qui vient taquiner son parent pour jouer, alors qu’il suffoque déjà de trop de rire et de sensation et qui revient et revient encore à la charge pour à chaque fois dire stop, stop, stop J’ai longtemps voulu la paix en faisant la guerre, la tranquillité en voulant l’action. Ce jeu n’a pu prendre fin que par une vision claire que le ‘je’ qui voulait la paix, la tranquillité, n’était pas ma vraie identité. Ce ‘je’ là est déjà le fruit du mouvement, du temps et de l’espace. Il ne peut atteindre ce qu’il cherche qu’en réalisant que ce qui l’anime, lui donne vie et sensation d’exister. Ce n’est pas lui qui en a le pouvoir et d’ailleurs il ne le désire pas, car cela correspondrait à sa dissolution. Voir ce jeu de l’enfant qui voudrait à la fois la paix et qui veut tourner toujours plus vite sur les balançoires, qui a peur, qui n’en peut plus, mais qui ne veut pas quitter pour autant le champs de foire, le champs de bataille qui lui donne la sensation d’exister. Je suis ce qui assiste à ce jeu, en tant que présence consciente, comme un parent bienveillant. Je suis véritablement l’Ici ou se déploie la scène de ce spectacle qui n’est autre que ma propre mise en scène.

Tant que l’identification est fermement scellée, il y aura toujours dualité entre ces états qui semble opposés.
La solution ne vient pas de faire ou de ne pas faire, de descendre du manège ou de signer à nouveau pour un tour. Voir que tout cela se fait spontanément, et n’est sous la responsabilité, ou la faute de personne. Voir cela, c’est se tenir en ce non-lieu, ou le manège est vu dans son ensemble, ou l’axe du manège est perçu comme le lieu de conscience où je vois et perçois clairement que le manège tourne ou non, je ne tourne pas. Là est la vraie paix. Ici, je suis . Non-être pour Être, pour toutes les formes, pour tous les noms.

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