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Mettre en mots un parfum.

En dehors de tout contexte particulier, la plus part des situations naturelles et  ordinaires sont ignorés pa la conscience fonctionnant sur un mode d’identification. C’est à dire, je suis ceci , je fait cela. Passent ainsi à la trappe, nombre d’états considérés comme sans grand intérêt, si ce n’est inquiétant. En voici quelques uns: phase de réveil, transition entre deux activités, deux pensées, vacuité, absence de pensée, endormissement, sommeil profond. Ces instants où la conscience ego centrée et identifiée est absente, sont pourtant de précieuses portes vers un retour à Soi. Ils laissent place à la conscience à l’état naturelle. Une conscience qui est espace de perception illimitée pour tout ce qui y apparaît, s’y déploie et s’y résorbe.

En effet la fréquence particulière d’identification à une personne, entraîne une constante appropriation de certains événements, ou expériences ou objets considérés comme ‘mien’, et dont je deviens ainsi l’auteur. En devenant ainsi l’auteur, je peux donc en revendiquer toutes les qualités et conséquences bonnes ou mauvaises.

Quand  la conscience s’unifie, rien de plus qu’une bulle d’individualité qui se fond dans l’unité.

Personne ne fait rien ou ne réalise quoi que ce soit, c’est la conscience qui change de fréquence.

Est-ce un processus évolutif, de maturation de la conscience ? Est-ce un inspire, un expire qui se succèdent et se manifestent tout aussi bien dans la vibration extrêmement rapide des particules atomiques, que dans les cycles de naissance et de disparition des univers ?

C’est en tout cas, Ici, que ces cycles trouvent l’espace pour leur manifestation.

 

C’est au travers d’un double ‘Je’ que se manifeste deux aspects de la conscience.

L’un est dynamique et permet la manifestation. Le deuxième est immuable et témoigne de ce qui se manifeste.

Quand la conscience intensifie la conscience d’elle-même, ces deux pôles peuvent fusionner et n’en faire plus qu’un de conscience unitive. Celle-ci est alors comme poser en elle-même et s’éclaire de sa propre lumière. Ce processus unitif provoque une dissolution du sentiment de séparation qui était apparu au sein de la conscience. Celle-ci peut alors s’éveiller à une fonction non contactée jusque là de miroir pour ce qui n’a jamais été et ne sera jamais, tout en étant antérieur à tout : sa propre source, ce en quoi elle apparaît.

L’Ici s’imprègne alors du ‘parfum’ de ce que certain nomme le Mystère, d’autre l’Absolu. Qu’il soit en premier plan ou comme caché, non révélé, Il est toujours plus transparent que la transparence, plus vaste que l’infini, plus que tout et bien moins que rien.

 

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