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La mort ! Oui, mais de quoi?

 

Une flamme qui disparaît signifie-t-elle la mort du feu.

La fin du jour signifie-t-elle la mort du soleil ?

Dans le grand retournement de la conscience  tout s’inverse.

Ce qui était une valeur fondamentale pour le monde personnel, perd sa véracité et son sens dans le monde de la conscience réunifiée.

Un individu, identifié à son corps, va décrire son existence, à partir de ce qu’il appelle sa naissance, c’est à dire le moment où le corps auquel il s’identifie sort du corps de la mère.( ou plus exactement qu’il se sépare de sa propre matrice, voir l’approche de Ginette Forget à ce sujet). Il naît dans un monde qui existe déjà. Dans lequel il va évoluer, apprendre, agir, et suivre un cheminement linéaire qui le conduira à la mort de ce corps.

Quand le dévoilement se fait, la naissance n’est plus liée à un événement particulier du temps et de l’espace. La naissance est une naissance de l’être au sein du non-être.

Cette naissance se fait dans l’ instant. Comme une pulsation, qui même si elle crée le monde dans son entier à chaque instant, n’empêche pas de rester dans une immuabilité souveraine.

Personne ne naît, il y a naissance.

Ce qui naît, c’est la conscience. Quand elle naît, elle ne se sait pas encore. Elle ne s’est pas encore éclairée de sa propre lumière. Puis elle peut dire ’Je suis’ en se manifestant. Elle le dit tout autant par le soleil qui brille, par les orages qui éclatent, par le chant des oiseaux, par l’araignée qui tisse sa toile que par les tremblements de terre, ou l’infini du cosmos. Sa manifestation est au-delà de toutes références de chaos ou d’harmonie établies sur des valeurs de préservation de l’humain, de son espèce et de la planète sur laquelle ils vivent.

De par cette naissance, je viens à me connaître, et si je me connais, une fois pour toute, je me connais aussi en chaque manifestation pour la première fois. Et je peux aussi m’oublier en chaque être comme si je ne m’étais encore jamais connu, tout en étant celui qui est avant tout.

La conscience, source de toute manifestation, c’est ce qui en ‘moi’, Ici,  quel que soit ce à qui ou à quoi ‘Je’ m’identifie, a le sentiment d’être. Ce sentiment d’être n’a rien de personnel, son nom est ‘Je suis’. C’est le nom que nous partageons tous, quelles que soient la forme et la manière que nous avons de l’exprimer. Cette manière de l’exprimer n’appartient à personne, ce n’est qu’une combinaison de potentiels et de conditionnements qui dans leurs arrangements donnent une expression particulière qui s’exprime d‘une manière unique.  Cette expression unique  sera perçue et interprétée de multiples façons suivant par quoi et de où elle est observée.

Un arbre, une fleur, une montagne, un guerrier, un moine, un ange, sont des facettes particulières, momentanées de cet Unique intemporel.

Je suis ce multiple, je suis cet unique.

Je suis ce mouvement, je suis le témoin de ce mouvement.

Je suis ce qui est, ce qui se sait.

Je suis ce qui n’est pas, ce qui ne se connaît pas.

Sans raison, le feu d’artifice apparaît Ici.

La raison est du domaine du mental, de l’intellect, quand la matrice de feu surgit, ils ne sont pas encore.

‘Je suis’ n’a pas à se justifier, seul ma part rétrécie par l’identification a le sentiment de devoir justifier son existence. Cette justification est ce qui me permet de me tenir comme à l’extérieure de Moi.

Cette justification prend la forme de toute sorte de mission à remplir, de but à atteindre qui prennent appuis sur autant de références qui sont déjà le fruit de cette fréquence de séparation.

Ce n’est jamais que le serpent qui se mord la queue.

Rien ne sera jamais solutionné ainsi. Tout simplement parce qu’il est clair qu’il n’y a rien à solutionné quand tout est vu depuis la vision unitive qui permet d’observer la Manifestation dans son ensemble. Au sein de la conscience manifestée, la succession de problèmes et d’histoires, sont les éléments sur lesquels repose l’existence des personnages de ma propre mise en scène.

 

 

Qui naît, qui meurt? Une flamme qui disparaît signifie-t-elle la mort du feu.

La fin du jour signifie-t-elle la mort du soleil ?

 

Voir ma vraie nature, et remettre en question ce que je croyais être jusque là. Plus qu’un simple changement de regard, c’est une ‘re – co – naissance’ en conscience au sein de Soi qui se produit. S’en suit de fait, une mort à l’apparence à laquelle” Je suis” s’était identifié . Ceci est à la portée de tout être humain, mais ne lui appartient pas en tant qu’individu, (il n’y a pas d’individu). C’est un processus naturel. Ce mouvement d’identification et de désidentification est comparable à celui du souffle qui se manifeste. Les poumons vont se dilater à l’inspire et se rétracter à l’expire. Ce mouvement est une conséquence de la présence du souffle, il n’a rien de personnel, même si s’y surimposent des pratiques qui peuvent sembler volontaires, tels que des exercices de yoga ou de relaxation, cela encore n’a rien de personnel.

Ce que ‘Je suis’ en tant que présence ne meurt pas quand une de mes apparences particulières disparaît du miroir de l’espace et du temps.

Ce que je suis véritablement, en tant que présence, ne disparaît pas. Je me suis apparu en un reflet d’espace et de temps. Comme le fait un rêve pendant le sommeil. Il y a les rêves de nuit, et il y a les rêves de jours. A chaque état de conscience correspond une perception particulière qui lui correspond.

Le rêve de nuit est le rêve de la conscience individualisée. Le rêve de jour dans son entier est le rêve de la conscience pure créatrice du monde. Son interprétation et son vécu sont encore le fruit d’une fréquence particulière, pouvant générer un sentiment d’individualisation et de séparation de son unité.

Dans le rêve de nuit, il y a une fréquence où le rêve est pris pour une expérience très concrète et réelle, et une fréquence, où il est vécu avec la connaissance qu’il s’agit d’un rêve.

Il en est de même pour le rêve de jour, il y a une fréquence où il est pris pour un monde très réel dans lequel j’évolue dans un monde qui est perçu comme très concret et il y a une fréquence où il est vécu dans la connaissance directe qu’il s’agit d’un reflet d’espace et de temps au sein de la conscience elle-même.

Ce que je suis véritablement en tant que témoin de l’apparition de cette matrice de rêve qu’est la conscience, est avant tout ce qui peut se savoir, avant tout ce qui peut s’oublier.

Je suis le ‘ témoin’ de l’apparition de la matrice de rêve, du déploiement de ses flammes, et de sa disparition. Que peut-il m’arriver, que peut-il ne pas m’arriver?

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