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« Jésus lui dit: Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi. »

Evangile de Jean 14:6

C’est bien sûr à considérer Jésus, en tant que conscience Christique, conscience pure. C’est le ‘Je suis’ sans attribut de l’Advaïta. Le Père est alors l’Indicible, le Soi, L’Absolu. La conscience dans son aspect identifiée est l’humain, le passager, ce à quoi elle s’identifie.

D’un coté de la porte se trouve le monde manifesté, la conscience tournée de ce ‘coté’ s’identifie à la forme, au nom. C’est le ‘lieu’ d’expérimentation de la séparation, de la limitation, de la localisation, de la mort. Dans cet état de fréquence particulier de la conscience, l’identification peut-être totale, jusqu’à l’oubli de ma dimension d’unité manifestée, et du Soi non manifesté. Quand la conscience sort de son état de fascination, son faisceau de perception s’élargit dans un premier temps. Comme quand dans l’observation d’un tableau, le regard se défocalise d’un détail, pour contempler l’œuvre dans son ensemble. Cette étape, va conduire à l’expérimentation d’une fréquence de conscience plus élargie comme cela se produit pour le regard.

N’est-ce pas toujours le même processus à l’œuvre? Je m’identifie à un corps particulier, je m’en préoccupe, je m’identifie à un corps collectif, je m’en préoccupe, avec le soucis de son devenir, de ce qui pourrait lui arriver, la peur de sa disparition. Qu’il s’agisse de ‘mon’ corps physique, ‘ma’ maison, ‘ma’ famille, ‘mon pays’, ‘ma’ planète, ‘ma’ vision du monde.

Peut-on aimer autre que soi? Peut-on haïr un autre que soi? Peut-on juger autre que soi ?

La réponse à ces questions ne peut se faire qu’après avoir laisser s’épanouir en soi la réponse à la question qui suis-je ?

De quel soi s’agit-il ? N’y en aurait-il pas en réalité qu’un?

Dans un deuxième temps, la fréquence de conscience nouvelle, permet un détachement de l’image du monde de manifestation. Celui-ci est alors contemplé depuis un état de témoin. Tout continue d’être, de se dérouler de lui-même. J’en suis le témoin que cela soit une activité ‘extérieure’, ou  une activité ‘intérieure’, comme une pensée, une émotion qui surgit. La conscience n’est plus expérimentée alors en temps que forme limitée, mais comme espace. Dans cette conscience spatiale, le monde, les sensations, les perceptions apparaissent et disparaissent. C’est une danse du changement permanent au sein d’un état inchangé. Plus cette fréquence s’intensifie, plus la conscience se pause en elle-même. Elle s’éclaire alors toujours plus intensément de sa propre lumière. Comme dans une pièce dans laquelle la lumière devient de plus en plus forte, le film projeté sur l’écran perd de son intensité, jusqu’à devenir à peine visible, à peine perceptible. L’évidence d’une identité non limitée au jeu des formes et situations passagères se fait alors tout naturellement. Cet état peut être tout d’abord vécu transitoirement. Il est en tous cas, naturel et sans efforts. Les notions d’effort ou de quelqu’un qui ferait quelque chose pour y parvenir ne sont que des résidus des fréquences précédemment évoquées, où l’identification à une forme à un nom et donc aussi où quelqu’un qui fait est présente. Si quelqu’un fait, cela induit qu’il est responsable, qu’il est aussi coupable ou méritant. Alors qu’ici, il s’agit d’une fréquence de conscience sans objet ni sujet. Cette fréquence ou état ne peut être décrit objectivement, pour la simple raison qu’il est antérieur aux outils que sont les pensées, les mots, les formes. Il est cependant bien vécu.

 

Au travers de chaque être dont la défocalisation sur le manifesté est suffisamment engagée, la conscience  va s’essayer à une mise en forme, si ce n’est une mise en mots, avec plus ou moins de talent et de réussite de ce vécu. Les formes artistiques sont certainement parmi celles qui y arrivent le mieux dans la palette d’expressions humaines. La musique, la danse, la peinture, la sculpture de part le fait qu’elles sont des modes d’expressions où la pleine maturité d’expression  est directement liée à l’effacement d’une conscience identifiée, au profit d’une conscience consciente d’elle-même, sont de merveilleux médiums. Je ne parle pas ici de l’art détourné de sa vocation première, et soumis aux limitations de la conscience identifiée et ne servant alors que de support d’expression au revendications et détresses d’une conscience humaine séparée et revendicatrice. Le corps et toutes ses facultés (quelles soient considérées comme innées ou acquises) sont amenées à une disponibilité pour cette expression.

Une troisième phase, moins fréquemment évoquée, est la dissolution de la conscience dans le Soi. Un processus qui est moins fréquemment évoqué, parce qu’en parler correctement est impossible. Comment à partir de l’Être, (la conscience), évoqué le non-Être, où la conscience n’est pas. Il ne peut qu’être non vécu pleinement. C’est le domaine où le mental ne peut être, où les concepts n’existent pas. C’est ce que ne peut pas contempler la conscience quand elle se fait miroir pour sa propre Source. Dans le miroir de la conscience, se reflète alors le ‘Sans-reflet’. Ce phénomène de complet retournement, mène à la dissolution de la conscience. Oui la conscience, elle-même à une fin,  Car elle est elle-même manifestation, au sein du non manifesté.

Elle est mon Être au cœur de mon Non-Être.

Elle est Être au cœur du Non-Être.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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