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Un voyage au Cœur de Soi

 

Au fil du temps, les pratiques que j’ai été amené à partager, ont évoluées de la même manière que s’approfondissait et s’effectuait la maturation d’un retour à Soi.

Relaxation, sophrologie, méditation aussi bien en centre de cure que dans des centres sociaux ou en cabinet privé ou encore en séminaire, ont laissé place à  ce qui pourrait se définir comme un temps d’ espace pour se poser en Soi, Ici.

N’ayant plus d’objectif à atteindre, le simple constat de ce qui est présent dans l’instant, est suffisant pour me rappeler où je suis et qui je suis véritablement.

C’est une invitation à regarder autrement, depuis un endroit de moi-même plus judicieux. Comme si au lieu de regarder par le trou de la serrure, et de me plaindre de ne rien voir et de ne rien comprendre à la scène, j’ouvrai grand la porte pour aller sur le balcon, sur la terrasse, et  me réapproprier ma véritable dimension d’être jusqu’à en redevenir l’espace de perception que ‘Je suis’ pour ce qui se présente au fil du temps, au fil des états de conscience différents.

M’installer en conscience Ici où, à l’évidence,  rien n’a jamais changé, n’a jamais été modifié par quoi que se soit qui ait pu se produire et être perçu. Et cela, quelles que soient les différentes catégories habituellement utilisées pour classifier les expériences, tels que les plans physiques, mentaux, émotionnels, spirituels aux travers des états de veille, de sommeil, de rêve.

Ici, dans ce qui est antérieur à tous les états et toutes les classifications. Le mot antérieur est utilisé volontairement pour correspondre au mieux à ce qui est, et non pas ‘au-delà de’ comme souvent employé et qui peut entretenir l’illusion de devoir encore aller plus loin, de continuer de chercher. Il ne s’agit pas d’aller au-delà de quoi que ce soit. Ce n’est pas là-bas, ce n’est pas plus loin, ce n’est pas après de multiples efforts, ce n’est pas à mériter. C’est Ici, déjà Ici, complètement Ici, n’attendant en quelque sorte que de se refléter dans le miroir claire et lumineux de conscience, sans en avoir pour autant le besoin.

Ce voyage sera donc, dans un premier temps, une invitation de la conscience à un retour sur elle même, rendu possible par sa faculté de non plus éclairer quelque chose mais simplement de s’éclairer elle-même. Au travers de ce voyage, se manifeste l’accès de la conscience, (et du sentiment ‘Je suis’ qui l’accompagne), à une dimension latente d’elle-même. Dans un deuxième temps, façon de parler, s’il est mené à son terme, ce changement de focalisation va permettre la contemplation en Soi. C’est à dire un retour à mon « avant tout ». Un avant tout qui ne sera pas  spéculation philosophique ou spirituelle, ou encore un savoir de deuxième main. Un avant tout vivant, Ici,  plus proche de moi que de moi-même. Ce plus vaste que le monde pour l’avaler et le faire naître, cet infiniment petit présent au cœur de chaque vie, de chaque atome, de chaque particule. Cet infiniment grand pour accueillir tout ce qu’il est possible de concevoir et de percevoir.

Ici.

Voilà, à quoi s’apparente cette invitation que ‘Je’ se fait : retrouver cette simple présence en Soi, toute naturelle. Ce non –lieu où apparaît l’espace de ma manifestation.

 

Cela prend la forme d’un retour à Soi, bien différent de toutes pratiques volontaires souhaitant contrôler, modifier, améliorer, arranger, rafistoler ce qui ne demande qu’à mourir et renaître perpétuellement.

Mais si je ne suis en contact conscient qu’avec le fini de moi, c’est à dire ma manifestation d’espace et de temps, qui me fait m’identifier à une somme de mémoires et d’informations, que faire d’autre. Quand la peur de mourir hante encore le château de l’être, comment aider ‘l’autre’  ou ‘soi-même’ à vivre sereinement ce changement de fréquence qui n’est rien d’autre que ce qui est de façon coutumière appelée la mort.

Vouloir poser en vérité durable, ce qui ne sera toujours qu’un reflet changeant, revient à figer l’eau en glace et se plaindre qu’elle ne coule plus abondamment.

Tout est à sa juste place à l’instant donné et ne pourrait pas être d’un yota différent. Par contre, le figer et vouloir l’emporter dans l’instant suivant, est la source de tous les maux.

Ce dont il s’agit ici, ne peut être ni donné, ni reçu, encore moins acheté ou vendu. Celui qui le vit ne peut qu’en témoigner, d’une manière qui sera unique. Cela peut se faire avec les mots tout aussi bien que silencieusement. Parfois en étant proclamé, souvent murmuré. Là où ce retournement doit se faire, il  ne peut faire autrement que de se faire. Tout simplement parce qu’il est la partie perceptible dans la conscience manifesté d’une fréquence qui s’actualise. Sans que en réalité, personne ne sache comment cela opère réellement. Ce qui laisse la place à toutes les théories possibles, ainsi qu’aux appropriations malheureuses et illusoires.

Cela se fait.

Il n’y a ultimement personne au commande.

C’est comme si celui qui écoute et celui qui parle étaient deux doigts d’une même main. Visuellement ils peuvent être différenciés. Leur trouver des caractéristiques différentes, des fonctionnements différents, est facile, mais ce qui les anime, ce qui les rend vivants est unique. Ce qui met en mouvement un doigt est ce qui met en mouvement l’autre doigt. Pareillement ce qui écoute ici est identique à ce qui parle là-bas. Mais plus encore ce qui écoute ici est ce qui parle là-bas. Tout comme ce qui écrit ces mots est ce qui les lit.

En fait, la distinction entre ici et là-bas n’existe que dans la vision voilée par une identification à un corps séparé du monde, à une personnalité indépendante des autres. C’est ce que l’on nomme Maya, la cause de toute illusion, dans la philosophie indienne du vedanta. C’est le péché originel du judéo-christianisme, qui joue merveilleusement son rôle dans le renforcement d’une responsabilisation personnelle, toute illusoire, dans le devenir du monde. C’est le grand rêve de la conscience, qui se rêve et se vit multiple au sein de son unicité. C’est ce grand spectacle au sein duquel je me mets tout à la fois en scène en même temps que je joue un rôle particulier, en même temps que j’assiste sans rien faire au déroulement de l’histoire. Tout ceci n’a pas d’autre scène, d’autre espace où se déployer et s’évoquer que Ici.

 

Cela se fait. Il n’y a ultimement personne. La personne arrive en dernier.

On peux dire ainsi que la personne, la construction mental , psychologique qui revendique toute action, est la dernière au courant de ce qu’elle revendique, de ce dont elle croit être l’origine, une fois que cela est vu clairement, cela en devient risible, parfois grotesque, parfois attendrissant, assurément libérateur.

 

Une fois vue, ceci devient très simple et clair puisque évident. Alors tout ce qui semblait auparavant devoir me donner accès à une vérité rassurante ou salvatrice, va pouvoir être apprécié comme autant d’auto portrait de mon ‘Sans-visage’. Portraits aussi variés qu’originaux, exécutés sur autant de support et médiums que seraient les courants spirituels  et philosophiques millénaires, tout aussi bien que les recherches de pointes en neurosciences et physique quantique, dont les dernières découvertes donnent une représentation toujours plus dépouillée de ce portrait.  Des portraits qui tout au mieux ne seront jamais que des tentatives artistiques de l’Indescriptible. Leur valeur ne tient qu’à la fraîcheur de l’empreinte du souffle de ce qu’elles tentent de décrire, avant d’être à nouveau, déformée et réutilisée sur une fréquence d’identification et d’appropriation personnelle et mercantile, comme cela se passe d’ailleurs aussi dans le domaine des arts.

 

Le fait de savoir que la terre est ronde, ne m’empêche pas de dire et  de répéter que le soleil se lève et se couche et que les pieds sont en bas vers le sol et la tête en haut vers le ciel, cela est bien évidemment très relatif et juste une façon de parler. Mais, si je n’en ai pas fait l’expérience directe. Ceci reste un savoir de seconde main, qui n’a pas à lui seul la force suffisante de faire tomber l’illusion des sens.

De la même manière, tant que je ne fais pas directement l’expérience consciente du non fondé de mon existence autonome et séparée, le voile de l’illusion de séparation ne peut tomber véritablement, et reste un simple savoir intellectuel. C’est en cela, qu’il est fondamental, de valoriser mon propre vécu, mon propre reflet, comme le meilleur moyen de me reconnaître. Dans la Bagavad gîta, la sagesse universelle fait dire à Krishna : « il vaut mieux suivre ta propre voie imparfaitement que la voie d’un autre parfaitement. »

 

Que faire, Alors?

Ne rien changer, être le témoin du changement.

Rien de plus, en somme, que ce qui se fait déjà.

En voyant par Soi-même, le jeu de la conscience.

Goûter au parfum de la Joie sans conditions, de l’enthousiasme impersonnel à chaque fois que cela se présente.

Reconnaître simplement le sentiment de crispation ou de malaise, ou encore de rétrécissement qui peuvent être chacun un indicateur d’identification de la conscience à une partie si congrue d’elle-même.

Déceler les comportements de mendicité, d’envies, de jalousie, de plainte qu’ils soient matériels, affectifs, intellectuels ou spirituels. Ils sont les signes les plus évidents du sentiment de séparation de la plénitude du Soi.

Être le témoin de ce qui est, tant que cela est.

Et laisser le flot de la vie emporter avec lui tout ce qui lui appartient.

Se découvrent alors des rives de remerciements et de gratitude.

Elles aussi, un jour sont emportées.

Ne reste alors que ce qui ne peut être emporté, que ce qui ne peut être quitté.

Ici

 

C’est quand je n’attends plus rien de la Vie qu’elle  révèle, Ici, son mystère. Qui attend quelque chose? Qui révèle quoi à qui ?

Me rappelant qui je suis vraiment, je m’éclaire de ma propre lumière.

Je suis le témoin qui ne se sait pas et qui laisse apparaître la clarté d’un jour nouveau, sans en connaître ni la cause ni le but, ni le déploiement, ni l’achèvement. Sans en être fondamentalement concerné ou éprouvé.

 

C’est quand je n’attends plus rien d’une situation, qu’elle me révèle toute sa beauté, sa gratuité. Cette situation peut être ce que j’appellerai le monde, un événement, quelqu’un, moi-même, c’est la même chose.

 

Ce voyage au Coeur de Soi est  une invitation à cette non-attente, à la beauté du sans ‘pourquoi’.

Un retour à Ici, qui ne peut être quitté, qui ne peut être oublié.

 

 

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