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La matrice

Il s’agit bien sûr ,comme toujours, d’ une mise en forme, en mot  d’une vérité éphémère qui n’a d’autre destin,une fois sa fonction évocatrice achevée, que de se résorber en  cet Ici où tout prend naissance, se déploie et se résorbe.

Quand j’ai entendu parler pour la première fois des trous noirs(c’était à l’école primaire, en cm2, ), cela m’a terrifié autant que fasciné. Je préférais alors laisser ce gouffre vorace dans lequel tout semblait devoir être anéanti, le plus loin possible de ‘mes’ pensées.

Quarante ans plus tard, au cours d’une de ces nuits où les frontières entre le sommeil, la veille et le rêve sont grandes ouvertes, le trou noir lointain et terrifiant refait son apparition. Mais ce jour là, sous un jour totalement différent.

Voici comment, au delà de toute attente, il se révéla.

Entout premier, comme toujours ! Rien !

Puis, apparaît au cœur d’Ici un double vortex, disposé à la façon de deux cônes qui se rejoignent par leurs pointes.

Un double vortex qui n’a pas d’autre consistance, que le flux de concentration et de déconcentration de ce Rien qui constitue l’Ici au sein duquel il apparaît. D’un coté ce mouvement concentre ce rien et le condense, de l’autre coté ce mouvement le dépressurise en le déconcentrant. C’est ce qui permet une ‘création’ par cette variation d’intensité. Un mouvement qui génère donc deux siphons inversés l’un par rapport à l’autre.

matrice trou noir

 

 

Dans l’espace virtuel, au sein d’Ici, quand ce processus apparaît, se crée un champs de manifestation  causé par cette dépressurisation. Comme un flux sortant de ce canon à particule d’énergie, dont  le point d’émission est au coeur d’Ici. C’est dans et de ce champs d’énergie qui sort de Rien que ce constitue la capacité de conscience. Il semble alors que ce soit le long de la partie centrale, plus exactement sur la membrane, qui n’est constituée que d’un frottement entre un Ici condensé et un Ici non condensé que se produit un phénomène particulier. C’est là qu’il peut se produire une sensation d’existence, qui évolue en capacité de perception, et qui se complexifie en distinction et compréhension. Dans cette partie périphérique du double vortex, qui constitue en quelques sortes un tube, des bulles apparaissent à la surface, comme produites  par le mouvement de ce vortex. Ces bulles sont des bulles de conscience plus densifiée (tout en étant du rien moins densifié) qui sont comme autant d’yeux qui permettent à ce phénomène de s’auto observer depuis différents points. Des bulles de consciences, qui se manifestent par autant d’êtres qui prennent formes. Chacun constitué sur ce modèle d’un coeur générateur au travers d’un double syphon.

bulle de conscience

La densification est la plus intense au point non matériel de jonction de ces deux entonnoirs. Là, se trouve ce qui s’apparente à un trou noir, une énergie infinie, en Rien.

Le coeur du processus émet un flux de décompression  qui est en expension et ainsi crée tout ce qui se matérialise. Se flux revient sur lui même par les cotés, pour être réabsorbées par ‘ l’arrière’ . En fait, ce qui est appelé trou noir et la vue ‘arrière’ du coeur de ce phénomène.

Ce n’est d’ailleurs qu’à ce moment là que ce fait le parallèle et cette clarification. Jusqu’à cette vision, les points de vue précédents

montraient l’aspect  générateur de la matrice.Une génération qui pourrait se présenter comme une gerbe de feu d’artifice, s’éparpillant et se déployant en une multitude constituée en apparence d’un nombre infini de plus petit trou noir en action, créant autant d’univers, autant de monde, autant d’êtres, eux mêmes se manifestant, se déployant et s’absorbant chacun en leur trou noir central.

En fait, sur une fréquence de conscience unitive, il n’y a qu’un seul et unique trou noir, cette apparente multitude n’est qu’une démultiplication de son unicité.

La conscience est une manifestation fractale, unique.

Ce double vortex en lui-même est « matrice- trou noir » de matérialisation – dématérialisation.

Cette matérialisation contrairement à ce qui est perçu d’un point de vue de conscience identifiée, n’est pas une densification, mais plus tôt une dépressurisation de la manifestation première qui est conscience. C’est encore une autre façon pour celle qui se nomme ‘Je suis’ de se laisser voir.

Ce flux de densification et d’expansion, forme  une sphère qui s’absorbe et se génère constamment. En fait, l’image la plus proche est la même disposition qu’un champ magnétique autour d’une planète, ou d’un corps vivant.

matrice fractale humaine

L’ensemble du phénomène est constitué en fait d’une multitude de double vortex de mise en mouvement du Rien primordial. Une manifestation fractale, ou chaque partie est à la fois tout et partie en même temps.

Cette manifestation est constituée dans son ensemble de ce mouvement au cœur de cet Ici qui ne bouge pas.

Elle se fait miroir de connaissance pour mon inconnaissance.

Elle est ‘Je suis’ au sein de ‘Je ne suis pas’.

Elle est corps pour mon sans corps.

Alors, au travers de ce champ (chant) de manifestation ayant perdu tout aspect terrifiant, par l’intimité retrouvée au coeur d’Ici, ‘Je’ peut dire :

 

 

De quoi m’inquiéter ?


Rien qui ne soit mon œuvre,
rien qui ne soit mon désir.
De quoi me protéger ?
Quand tout est plus moi que moi-même,

que tout est mon reflet d’espace et de temps.

Qu’est ce qui serait trop fort, trop intense?

Quand c’est ma propre puissance à l’œuvre !

Seuls, mes pensées, mes mots, peuvent créer une séparation.

Leur seul espace où se matérialiser est mon Silence.

Qui aimer ! Qui haïr !

C’est mon sang qui pulse dans ces veines,


Ce sont mes larmes qui coulent sur ces joues !


C’est ma joie qui réjouit les étoiles !

Chanter, danser, 
 naître, mourir,

je serai toujours au Cœur de moi-même,


Au Cœur de l’Infini.

De ce mystère rien ne peut être conservé,

L’océan prend forme dans la vague.

On ne peut pas enfermer une vague !


L’arc en ciel se déploie dans le ciel,

On ne peut en conserver un morceau.


Chaque forme me donne corps.


Chaque son me chante,

Chaque mouvement est ma danse.

Chaque regard me laisse à voir.

Qui suis-je ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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