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Dans cette unique conscience, qui se manifeste sous une multitude d’apparences, d’êtres et de formes, les expériences vont être toutes aussi variées et différentes.

La notion de fréquence permet d’envisager un processus unique, mais varié dans sa manifestation. A chaque état particulier d’expérience, c’est à dire d’expression de la conscience, correspond une fréquence particulière. Chaque fréquence est un état vibratoire particulier de la conscience qui génère une manifestation perceptible particulière de son spectre totale. Comme chaque couleur de l’arc-en-ciel est formée d’une fréquence particulière de la lumière. Cette notion de fréquence est sans notion de valeurs minorantes ou majorantes.

Sur cette palette de fréquence de manifestation de la conscience, un aspect de manifestation plus particulièrement vécu sur le plan humain, est l’identification à une personne séparée du monde. Le processus d’identification peut donner une consistance plus ou moins importante à la manifestation de cette identification, en fonction de son intensité. Si le ‘curseur’ déterminant l’intensité de l’identification est à son maximum, cela peut être imagé par la dureté d’une roche. La séparation entre le bloc de pierre, le mur, la montagne et ce qui l’entoure est très marquée par la cohésion de leurs atomes respectifs, pourtant tous constitués de la même lumière et du même vide. Cela peut alors se comparer à une identité très forte, un processus d’identification au corps et à la psychologie d’un individu. A l’opposé, on pourrait concevoir un océan, constitué aussi de molécules d’eau, elle-même constituées d’atomes , eux-mêmes constitués d’énergie, de lumière (conscience) et de vide, (pour ce qui peut en être décrit).Toute information, que ce soit sous formes d’objet, de sons ou autres peut y prendre place et en faire partie. Cela correspondrait à une fréquence d’identification à son minimum. Une forme de dé focalisation ou de dé hypnotisation comme évoqué précédemment. Le curseur d’identification serait à son minimum.

Si  le curseur est dirigé vers un mode identifié, cela donne …. Moi-le monde, intérieur et extérieur. Passé, présent, futur.

Si le curseur se déplace sur un mode non identifié, cela donne….. l’instant, ce qui est, une non limitation aux perceptions du corps physique. Toutes manifestations peuvent être perçues comme mon propre corps, qu’il s’agisse d’autres émotions, évocations, idées, événements, êtres vivants. C’est en fait ce qui se passe continuellement et naturellement, mais sur quoi se rajoutent des filtres de lectures, d’interprétations ou de censures liés aux concepts accumulés par le processus d’identification et de séparation.

 

Qui bouge le curseur? Personne, la notion de quelqu’un est une conséquence du déplacement du curseur de la conscience sur une fréquence d’identification. La sphère de lumière-conscience prend alors une intensité une coloration particulière, qui fait faire l’expérience d’un monde séparé, du choix, de la justesse et de l’erreur, de l’amour et de la haine, de l’union et de l’isolement, de la séparation et de l’appartenance.

C’est sur cette fréquence particulière qu’apparaît alors aussi la notion de responsabilité, de mérite personnel et par conséquent de jugement de valeur sur quoi je m’identifie et identifie les autres.

Qui est le témoin de cela?

Personne, si non moi désencombré de moi. Quelque que soit le nom qui m’est donné par les différentes traditions, religions, philosophies; Ce que je suis avant d’être quoi que ce soit.

La matrice de manifestation en son Cœur incréé.

Où cela se passe-t-il ?

Ici, dans ce non lieu pour tous les lieux, dans ce non temps pour tous les temps. Ici plus proche de moi que moi-même.

Dans cette absence en laquelle apparaît – ‘Je suis’- qui est conscience toute à la fois témoin et source d’énergie de la manifestation et de la connaissance – comme un soleil et ses rayons.

 

Quand la lumière conscience s’éclaire plus intensément, les notions et schémas de séparation s’estompent pour laisser place à une transparence à l’unité sous-jacente.

Cela influe directement sur l’expérience du reflet de cette conscience en elle-même, c’est à dire sur la perception du monde dans son ensemble. Cela peut donner, par exemple, de ressentir comme si il s’agissait de mon corps habituel, les mouvements de ce qui se manifeste dans l’instant sans notion d’intérieure ou d’extérieure.

Dans la rue, le mouvement de la foule, peut être perçu comme le mouvement des organes ou viscères du corps physique. L’énergie que déploie un groupe de chevaux au galop, est perçue comme un feu d’artifice d’éclair et d’explosion dans l’espace de présence.

les ondulations du serpent  sont vues sur l’eau, et ressenties Ici. Les gouttes de pluie qui tombent sur le toit, ne s’arrêtent pas sur le toit mais tombent en soi comme dans un récipient déjà plein d’eau, transformant le temps d’une averse, cet espace en une danse de vibrations et d’ondes. Les émotions ne sont plus emprisonnées et limitées à un espace restreint personnel, elles peuvent aller et venir comme le fond les nuages dans le vaste ciel, apparaissant et disparaissant sans notion d’appartenance.

Les mots, les paroles entendues, peuvent perdre leur consistance de sens habituel et se transformer en forme de couleur se déplaçant sur un écran multidimensionnel silencieux.

L’évidence est de constater que ce n’est pas ‘moi’ qui bouge dans le monde, mais le monde qui bouge en ‘moi’.

Ce ne sont pas des expériences à rechercher ou à vouloir provoquer. Elles ne sont d’ailleurs pas toujours agréables et faciles à concilier avec certaines circonstances sociales et demandent un temps d’adaptation du corps à cet élargissement de perception. Si leur Source est commune et universelle, leur manifestation est unique et propre à chaque manifestation de la conscience. Le seul intérêt de leur évocation est de révéler le relatif de la perception d’un monde figé qui ne pourrait être perçu que d’une certaine façon; la bonne, c’est à dire la mienne bien évidemment … ! Ce passage d’un monde figé, absolu, à un monde relatif est une porte primordiale pour rentrer chez Soi.

Pour cela, encore faut-il ne pas s’accrocher aux ornements de la porte que représenterait ce genre d’expériences, mais franchir la porte.

 

Tout ce qui semblait me séparer, m’isoler et alors vu comme un simple reflet momentané de ‘Je suis’ en tant que conscience, comme les scintillements du soleil à la surface de l’eau. Un scintillement apparaît, un autre disparaît. C’est ce que font toutes les perceptions à la surface de cette sphère de conscience, au cœur d’Ici.

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