+33 6 75 88 68 87 / +33 6 76 72 56 46 info@voyageurs-de-l-immobile.com

« Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut, et ce qui est en haut est comme ce qui est en bas, pour faire les miracles d’une seule chose ». citation d’Hermès trismègiste

Cette phrase a toujours eu un écho particulier en moi. Sa compréhension, et ce que j’ai pu en lire, me donnaient cependant toujours un sentiment d’insatisfaction. Au fil du temps, le sens de ces mots s’actualisaient dans une compréhension inspirée par l’observation de ce qui se présentait Ici. La notion de haut et de bas, se transforma en intérieur et extérieur, ainsi le monde manifesté, sa perception et sa compréhension était vu clairement comme le reflet manifesté de la somme de concepts et conditionnements multiples auxquelles je m’identifiais.

La perception que j’avais de ce qui me semblait autre, n’était que le reflet des croyances, qualités, concepts qui façonnaient mon sentiment d’être quelqu’un en particulier.

L’intérêt pour la découverte de ce qui se cachait derrière ses apparences et conditionnements de visions, allait habituer la conscience à non plus se projeter constamment sur des objets (dans le sens de tout ce qui peut être perçu que cela soit qualifié d’intérieur, extérieur, personnel, universelle, etc.), mais tout simplement sur elle-même. La voir se poser en elle-même. Ainsi posée, elle pouvait commencer à  s’éclairer consciemment de sa propre lumière.

Dans cette clarté, posée en elle, un constat aussi simple et évident que bouleversant se fait ; vu d’ici le reflet n’est pas identique, mais inversé. Le reflet est en fait inverse de ce qu’est Ici.

Aujourd’hui, Oui, il est clairement constaté que le reflet de temps et d’espace laisse voir des qualités inverses de celles qui pourraient être utilisées pour tenter de définir l’indéfinissable Ici.

En voici un rapide aperçu de comment pourrait être décrit cet Ici.

Sans forme pour les formes

Transparence pour les couleurs.

Silence pour les sons, les mots.

Libre de tout concept, pour tous les concepts, les croyances, les philosophies.

Sans émotion, pour un  arc-en-ciel d’émotions.

Sans désirs, sans attentes, pour tous les désirs, toutes les attentes.

Sans rien à connaître, pour la connaissance première d’être.

Vaste, illimité, pour toutes les définitions.

Sans autre, pour le multiple.

 

Ephémère, temporel pour l’intemporel.

Unité, pour le morcellement.

Plénitude pour le manque.

Ici, vit le monde en Soi, et non pas soi qui se vit dans le monde.

La liste pourrait être prolongée encore et encore, simple description d’une part de ce qui est perçu depuis Ici où il n’y a rien et d’autre part, de ce qui se reflète dans ce miroir d’espace et de temps que l’on appelle le monde (soit tout ce qui peut être perçu et évoqué).

Alors comment soutenir, que ce qui est en haut et comme ce qui est en bas, que le manifesté est identique au non manifesté, si ce n’est qu’en me limitant encore et toujours à une partie infime de ce que ‘Je suis’. Une partie de ce que ‘Je suis’ séparée de ma totalité manifestée, qui peut alors effectivement être considéré comme le reflet d’un monde dit ‘invisible, céleste, divin, inconscient, etc. Ce monde du ‘haut n’est qu’une autre facette de ce que ‘Je suis’ dans la totalité de ma manifestation.

L’invitation qui m’est faites, ou plus exactement l’invitation que ‘Je’ me fait  est de me rappeler d’où part ce mouvement, d’où part ce fameux big-bang, qui s’apparenterait tout aussi bien à l’effleurement d’une caresse amoureuse qu’à une explosion atomique.

En fait, Le non manifesté est très souvent confondu avec, ce qui ne peut être perçu par les sens au travers lesquels ce qui est appelé le monde physique est perçu. Les fréquences de manifestations sont bien plus vastes que celles perçues par les capacités liées au corps physique. Cela laisse place à l’évocation d’un monde imaginaire, non visible matériellement, qui va servir de fourre tout. Ce fourre tout peut changer d’aspect suivant les époques et les contrées, mais qu’il s’agisse d’obscurantisme religieux, ou de mode new âge, ou encore d’approximations scientifiques, c’est toujours une complaisance vis à vis de Soi qui ne mène nulle part.  Une tromperie envers Soi, qui me permet d’arranger le monde à ma façon, de me rassurer faussement dans ma petitesse maladive. Tant que je préfère me tenir à un savoir de deuxième main, non vérifiable, plutôt que de me trouver face à mon inconnaissance, j’entretiens de fait le rêve de ma séparation et l’amnésie de ma véritable nature.

 

Partagez