je suis

 

Je t’ai cherché au dehors,  je t’ai cherché au dedans; en vain.

Quête de toujours, quête essentielle comme l’enfant qui part à la recherche de son parent.

Je ne savais pas que celui qui cherchait n’était pas celui qui pouvait trouver.

Je ne savais pas que c’était ton Appel qui m’avait réveillé.

Là où je croyais Amour, il n’y avait qu’exigence.

Là où je croyais comprendre, il n’y avait que besoin de rassurrement.

Là où je croyais offrir, il n’y avait qu’arrogance.

Quand j’ai pu voir que c’était ce qui prétendait exister au dehors de toi qui m’empêchait de te retrouver,

quand les voiles de ce qui se disait à ton sujet se sont levés, ma prière n’a plus rien demandé et s’est dissoute en ce non savoir.

Alors dans le creuset de cette nudité, tu t’es déployé ici jusqu’aux tréfonds.

Rendu à l’évidence que c’est ton propre Souffle qui agissait chacun de ces inspirs, de ces expirs, que ce coeur ne pouvait palpiter sans ta Présence, que le moindre frémissement était tien.

Et que, OUI! ce qui voulait te voir était ce qui provoquait son propre aveuglement.

Toi seul  pouvait véritablement voir à travers ces yeux et t’offrir à voir !

Aujourd’hui ce regard t’appartient, comme ces pensées, ces actions, ces décisions.

En me rendant à Toi, je me suis retrouvé, et peux enfin dire Je suis sans usurper cette identité.

Quand sur la fin de ton expir, les mots se taisent, je ne suis plus.

Au dedans, au dehors, il n’y a plus que Toi.

S’exhale un parfum d’indicible.