D’une main je donne, d’une main je prends.

D’une main je soigne, de l’autre je saigne.

J’enfante et j’ôte le souffle.

J’enferme et je libère.

Ce n ‘est jamais que mon sang qui coule.

Ce ne sont jamais que mes cris qui résonnent sur ces terres de désolation.

Ce ne sont jamais que mes rires qui réveillent le monde.

Ce n’est jamais que mon scintillement qui emplit le ciel.

Nul endroit où aller qui ne soit ma création.

Personne à rencontrer qui n’ait ma lumière dans le regard.

Aucun Coeur à aimer qui ne serait pas déjà ma demeure.

Rien d’autre à regarder que mon reflet d’espace et de temps.

Ce n’est que dans les bras de mon indicible Amant que mon rêve prendra fin,

dans un abandon qui me mènera à ma propre dissolution.